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AVC : tous les âges sont concernés

Du nourrisson au vieillard, l’accident vasculaire cérébral n’épargne personne et sa méconnaissance retarde encore trop souvent sa prise en charge.

En cette Journée mondiale de l’AVC, les chiffres tombent. Non pour effrayer la population, mais pour l’inciter à être plus vigilante aux premiers symptômes de cet accident qui touche plus de 140 000 personnes par an, en moyenne un Français sur six. Un accident qui laisse trop souvent des séquelles, et qui constitue l’une des principales causes de mortalité dans notre pays comme dans le reste du monde. D’où le thème choisi pour 2018 par la Société française neuro-vasculaire : « L’AVC, nous sommes tous concernés ! » « Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour le prévenir », souligne son président, le Pr Serge Timsit, chef du service de neurologie au CHU de Brest.

Même si le fardeau est principalement porté par les plus âgés, près de 25 % des AVC surviennent avant 65 ans, et le taux de patients « jeunes » hospitalisés pour un AVC croit chaque année avec des augmentations importantes entre 35 et 64 ans. En cause : l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, le tabac et l’alcool, autant de facteurs de risque qu’il est possible de combattre ou d’éviter. Néanmoins, la dynamique de l’AVC reste préoccupante en France comme dans le reste du monde, dans un contexte de vieillissement de la population : on estime à 7,8 millions le nombre de morts par AVC d’ici à 2030 !

Reconnaître les symptômes le plus tôt possible

La Fondation pour la recherche sur les AVC se focalise, elle, sur les plus jeunes. En effet, 1 000 enfants et nourrissons en sont victimes chaque année. « La méconnaissance de l’AVC de l’enfant entraîne un retard de diagnostic et une mauvaise prise en charge, et par voie de conséquence des séquelles souvent invalidantes, faisant de l’AVC de l’enfant la première cause de handicap acquis chez les jeunes », peut-on lire sur son site. Le sondage réalisé avec Odoxa pour cette occasion indique que près de 8 Français sur 10 sous-estiment le nombre de cas. La même proportion ne reconnaîtrait pas les symptômes de cet accident chez un nourrisson ou un enfant, et seule une faible minorité aurait alors le bon réflexe (appeler le 15)

Côté traitement, des progrès spectaculaires ont été réalisés à la phase aiguë de la prise en charge de l’AVC, en particulier grâce au plan national AVC ayant sensibilisé l’ensemble des intervenants de l’importance du délai avant l’arrivée aux urgences, au déploiement des unités neuro-vasculaires, et plus récemment au développement des techniques réalisées en urgence par les neuro-radiologues pour retirer ou dissoudre le caillot.

La suite est aussi importante : la lutte contre les séquelles, qui varient en fonction des zones concernées. À côté de déficiences physiques souvent visibles (paralysie, troubles du tonus musculaire, de la marche ou de l’équilibre, de la déglutition…), il existe de fréquentes séquelles cognitives (langage, mémoire, attention, fonctions exécutives…), comportementales et portant sur l’humeur, parfois plus difficiles à identifier. Ce handicap invisible peut cependant avoir des conséquences importantes sur la réintégration familiale, sociale et professionnelle. Et, cette fois, ce sont les spécialistes de médecine physique et de rééducation qui entrent en jeu pour que la vie continue le plus normalement possible.

source: https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/avc-tous-les-ages-sont-concernes-29-10-2018-2266830_57.php

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