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Césarienne : les réponses à vos questions

Qu’elle soit programmée ou imprévue, la césarienne est un acte chirurgical maîtrisé, décidé afin de vous éviter, ainsi qu’à votre bébé, un accouchement « difficile ».

Pourquoi est-elle pratiquée ? Comment ça se passe ? 10 réponses à vos questions.

1. Qu’est-ce qu’une césarienne ?

  • Qu’elle soit programmée (appelée « prophylactique ») ou imprévue et réalisée en urgence au cours du travail, la césarienne consiste à faire naître le bébé par « voie haute » en pratiquant une incision sur le bas du ventre, au niveau de l’utérus.
  • Aujourd’hui, elle concerne environ 20% des accouchement en France et près de la moitié d’entre elles sont programmées.
  • De façon exceptionnelle, il existe aussi des cas de césarienne de convenance, où elle est programmée à la demande de la future maman. La césarienne n’étant pas, comme tout acte chirurgical, un geste anodin, ce sera au médecin de faire en sorte que cette décision soit bien mûrie et partagée.

2. A quel moment est-elle pratiquée ?

  • La césarienne peut être prévue durant la grossesse ou décidée au milieu de l’accouchement. En cas de césarienne programmée, la date de l’accouchement est fixée en général douze à quinze jours avant terme : l’utérus est encore au repos et il est plus facile d’intervenir avant le début des contractions.
  • Elle peut aussi être décidée au cours du travail après une tentative d’accouchement par voie basse.

3. Quelles sont les causes de la césarienne ?

  • Une pathologie de la mère ou du fœtus peut nécessiter une césarienne : si le bébé présente un retard de croissance, par exemple. La mauvaise insertion du placenta qui recouvre le col de l’utérus (c’est ce qu’on appelle un placenta praevia) peut être source d’hémorragie au cours de l’accouchement et nécessite parfois une césarienne.
  • En cas de poussée d’herpès génital au moment de l’accouchement, le risque de transmission du virus au bébé entraîne dans certains cas l’intervention.
  • 30 à 35 % des césariennes ont encore pour origine une disproportion entre le bassin de la maman et le volume du bébé dont les « mensurations » seront prises en fin de grossesse.
  • L’obstétricien décide également parfois d’intervenir si, comme 5 % des bébés, un tout-petit refuse obstinément de se présenter la tête la première dans le bassin.

4. Qu’est-ce qui motive une césarienne d’urgence ?

  • Même bien suivie, une grossesse peut réserver des surprises jusqu’au dernier moment ! Si le rythme cardiaque du bébé présente une anomalie sévère, il est alors nécessaire de terminer l’accouchement rapidement, donc de pratiquer une césarienne. De même, si le col de l’utérus ne se dilate pas et que le travail progresse mal (dystocie), le bébé risque de rencontrer des difficultés à descendre.

5. Que se passe-t-il avant l’intervention ?

  • Comme toute intervention chirurgicale, la césarienne se déroule au bloc opératoire et non en salle d’accouchement, sous anesthésie générale ou loco-régionale (péridurale).
  • Administrée par voie intraveineuse, l’anesthésie générale est de moins en moins pratiquée, sauf en cas de contre-indication à la péridurale ou d’extrême urgence car elle agit immédiatement.
  • La péridurale, qui n’insensibilise que la moitié inférieure du corps, agit en une vingtaine de minutes et permet à la maman de rester consciente, donc d’accueillir son enfant dès la naissance. Une perfusion sera ensuite posée afin de laisser la possibilité d’injecter des médicaments en fonction de ses besoins.
  • Avant l’incision, les poils du pubis sont rasés et une sonde urinaire est installée afin que le chirurgien ne soit pas gêné si la vessie se remplit au cours de l’intervention (cette sonde restera en place pendant vingt-quatre heures environ après la césarienne).
  • La peau du ventre est ensuite badigeonnée d’antiseptique, tandis que des draps stériles − appelés champs opératoires − isolent la zone de l’opération et limitent le champ de vision de la patiente : elle ne sent plus le bas de son ventre et ne voit pas ce qui s’y passe. Il ne lui reste plus qu’à attendre que la sage-femme dépose son bébé dans ses bras !

La césarienne sous péridurale permet de rester consciente et donc d’accueillir son bébé dès la naissance.

6. Comment se déroule la césarienne ?

  • Le chirurgien incise la peau le plus souvent à l’horizontale à 3 cm au-dessus de l’os du pubis(lorsque les poils auront repoussé, la cicatrice sera à peine visible). Il écarte ensuite les muscles de la paroi abdominale pour pouvoir pénétrer dans la cavité où se trouve l’utérus. En quelques minutes, le chirurgien extrait le bébé. Le cordon ombilical est coupé et la sage-femme peut le présenter immédiatement à la maman avant de lui donner les soins habituels, comme pour un accouchement « classique ». Pendant ce temps, le chirurgien extrait le placenta, vérifie que l’utérus est vide et le referme rapidement afin d’éviter les saignements. Tout cela est totalement indolore.
  • Selon les habitudes de la maternité, la peau est recousue avec des fils (le plus souvent résorbables) ou des agrafes. L’ensemble de l’opération n’aura duré que trente à soixante minutes.
  • La maman est ensuite placée en salle de réveil avec son bébé et surveillée pendant environ deux heures au cours desquellles sont vérifiées les « constantes » toutes les 15 minutes (pouls, tension…). Si besoin, des antalgiques sont prescrits.

7. Est-il possible d’allaiter après une césarienne ?

  • Les mères qui le souhaitent peuvent allaiter normalement leur nouveau-né après une césarienne : avec l’aide d’une sage-femme ou d’une puéricultrice, le bébé est mis au sein, sa maman confortablement installée en position allongée ou latérale pour ne pas trop solliciter la cicatrice. Il faut savoir que la montée de lait sera peut-être plus tardive en raison de la fatigue.

8. Les suites de couche sont-elles différentes ?

  • A la fin de l’intervention, l’anesthésiste retire le cathéter de la péridurale et injecte par la perfusion des antalgiques et des anti-inflammatoires qui soulagent la douleur. Environ douze heures après la césarienne, un repas léger est proposé à la jeune maman et la sage-femme l’aide à se lever et à s’installer dans un fauteuil. Il est important de se mettre debout rapidement pour prévenir une phlébite (formation d’un caillot de sang dans les veines).
  • Le transit intestinal reprend son activité environ 24 à 48 heures après l’intervention: des repas légers et riches en fibres sont servis, mais il faut savoir que les gaz sont souvent douloureux lors de la reprise du transit.
  • L’hospitalisation pour une césarienne est un peu plus longue que pour un accouchement par voie basse: de quatre à dix jours suivant les établissements. Les fils sont le plus souvent retirés le cinquième ou le sixième jour ou juste avant la sortie.
  • Une fois rentrée à la maison, il est important de veiller à ne reprendre son activité que progressivement. Il ne faut pas oublier que la fatigue est très souvent plus importante après un accouchement par césarienne. Après quelques semaines de repos, elle ne sera plus qu’un vieux souvenir !
  • La cicatrice pourra être sensible, voire douloureuse, pendant quelques jours. Elle sera en revanche quasiment invisible au bout de quelque temps.

9. Peut-il y avoir des complications après la naissance ?

  • Les complications – hémorragies, infections urinaires, troubles de la circulation…– sont de plus en plus rares. Autour de la cicatrice, un éventuel hématome ou un abcès au niveau de la paroi abdominale sera rapidement maîtrisé par les traitements.

10. Césarienne un jour, césarienne toujours ?

  • Avant d’envisager une seconde grossesse, mieux vaut attendre six à douze mois pour que la cicatrice ait le temps de se consolider.
  • Un nouvel accouchement par voie basse sera possible sous certaines conditions. Si la précédente césarienne était liée à une cause permanente (bassin trop étroit), elle s’imposera à nouveau. En revanche, si l’opération était motivée par une cause « accidentelle », un accouchement par voie basse est a priori envisageable à condition que le bébé se présente bien et que l’accouchement se déroule facilement.
  • S’il est légitime de tenter l’accouchement par voie basse, une seconde césarienne, appelée céasrienne itérative, est cependant fréquente (50 % des cas). Enfin, après deux césariennes ou plus, tant du côté des médecins que des futures mamans, la décision de césariser à nouveau fait l’unanimité.

source:https://www.enfant.com/grossesse/accouchement/le-point-sur-la-cesarienne.html?cpage=4

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