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Le chauffage au bois, une source de pollution non négligeable de l’air de nos maisons

Agréable et plébiscité parce qu’il utilise une énergie renouvelable, le chauffage au bois est aussi un émetteur non négligeable de pollution de l’air intérieur.

Il charme l’œil, titille le nez, pétille aux oreilles, réchauffe les os transis… et encrasse les organismes. Faire un feu dans son salon, ce n’est pas seulement réchauffer l’ambiance et être un adepte des énergies renouvelables. C’est aussi – que vous soyez équipé d’une antique cheminée ou d’un poêle à bois flambant neuf – une source de polluants de l’air intérieur.

Le chauffage au bois «est à l’origine d’émissions de polluants qui peuvent (…) contribuer significativement aux épisodes de pollutions atmosphériques», soulignait l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) à l’automne 2018, et «l’exposition à court et à long terme aux polluants émis par la combustion de bois produit des effets néfastes pour la santé», opinait l’Observatoire de la santé d’Ile-de-France dans une revue de littérature publiée en décembre. D’abord, par l’infiltration de l’air extérieur, sali notamment par la cheminée des voisins. Mais aussi par contact direct avec les polluants émis par notre propre cheminée.

Une équipe de chercheurs italiens a ainsi fait le test dans deux appartements d’une zone périurbaine à 40 km de Rome, équipés de poêles à granulés qui chauffaient 6 à 8 heures par jour. Après 18 jours de collecte des polluants à l’extérieur et à l’intérieur de l’appartement, les auteurs de l’étude publiée dans la revue Chemosphere concluent: oui, les particules fines retrouvées à l’intérieur des logements viennent essentiellement de l’air extérieur ; mais «des quantités très élevées de cuivre et de manganèse, éléments susceptibles de générer un stress oxydatif, sont rejetées dans l’environnement lors de l’élimination des cendres» des dispositifs de chauffage; et leur concentration reste importante au long cours même si l’opération de nettoyage est rapidement menée. Le chauffage au bois peut donc, expliquent-ils, «affecter de manière importante la qualité de l’air intérieur, même avec des appareils utilisant des technologies avancées».

Quels risques pour la santé?

La combustion du bois émet des particules fines, du monoxyde de carbone, des oxydes d’azote, des organochlorés, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (les HAP), des composés organiques volatils et du dioxyde de soufre. Des polluants asphyxiants, irritants, inflammatoires, neurotoxiques, cancérigènes, mutagènes… Et si l’on connaît la nature des polluants émis, leur devenir dans l’air intérieur a été peu étudié (il est différent de celui des polluants disséminés dans l’air extérieur, davantage brassé, avec des températures différentes, soumis aux effets du rayonnement solaire, etc…).

Parmi les risques pour la santé, les particules fines exposent à des risques de pathologies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, respiratoires et neurologiques, et au cancer. Des troubles de la reproduction et du développement de l’enfant ont aussi été rapportés, et un rôle dans certaines maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson) a été soupçonné. Dans les pays en voie de développement, un risque accru d’infections respiratoires, notamment de pneumonie, de BPCO, de cancer du poumon, a été imputé à la forte exposition des femmes et enfants au feu de bois, de même qu’un petit poids de naissance.

Privilégier les foyers fermés

Pour limiter l’exposition, il est d’abord recommandé d’éviter les foyers ouverts, et d’utiliser un appareil récent. Dans un avis de décembre 2015, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) notait que «le parc domestique d’appareils de chauffage au bois se caractérise par 50% d’équipements non performants (appareils datant d’avant 2002 et foyers ouverts) qui sont très polluants: ils émettent notamment 80% des particules fines issues du chauffage au bois individuel.»

Utilisé en chauffage principal, un foyer ouvert ou un foyer fermé antérieur à 2002 émettrait ainsi plus de 90 kilogrammes de particules en un an, contre seulement… 3 kilos pour un foyer fermé labellisé «Flamme Verte» 5 étoiles. Soit 30 fois plus!

L’Ademe notait cependant que «les émissions de particules primaires estimées pour l’ensemble des appareils Flamme Verte, sont issues de mesures réalisées» lors d’une utilisation idéale de l’appareil, précisait l’Ademe dans le même document, et «ne prennent pas en compte les phases émissives d’allumage, de fin de combustion, ou le fonctionnement à allure réduite.»

Outre le bon usage et le bon entretien de l’appareil, l’essence et la qualité du bois choisi influence également la quantité de polluants émise (chêne et résineux sont bien plus «sales» que le hêtre ou le charme, le bois ne doit pas être trop humide, les petites bûches sont à privilégier) et la technique d’allumage (les systèmes d’allumage «inversé», par le haut, sont recommandés) joue sur la quantité de polluants émis. Sans oublier de renouveler régulièrement l’air intérieur du logement… même s’il fait froid dehors.

source: http://sante.lefigaro.fr/article/le-chauffage-au-bois-une-source-de-pollution-non-negligeable-de-l-air-de-nos-maisons/

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