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Pollution

Pollution : Quels effets sur notre santé ?

La pollution de l’air représente un facteur de risques important de nombreuses affections respiratoires aigües ou chroniques. L’air est composé de 78% d’azote, de 21% d’oxygène; le reste (1%) est constitué par du CO2, 0,04%, des gaz rares et aussi des gaz et brouillards toxiques, des poussières, des micro-organismes susceptibles de contaminer l’air. Ces substances « polluantes » sont produites à l’état naturel ou résultent des activités humaines.




Quelles sont les causes et les conséquences sur la santé de la pollution atmosphérique dans les villes ? Quel peut être leur degré de gravité ? Comment peut-on classer les différents polluants ? De quelles maladies parle-t-on ? Et enfin, quel coût pour le système de soin la pollution engendre-t-elle ?

Les conséquences sur la santé de la pollution de l’air en milieu urbain?

La pollution de l’air peut avoir divers effets à court et à long terme sur la santé. La pollution de l’air en milieu urbain accroît le risque de maladies respiratoires aiguës (pneumonie, par exemple) et chroniques (cancer du poumon, par exemple) ainsi que de maladies cardio-vasculaires.
Différents groupes d’individus sont touchés inégalement par la pollution de l’air. Des effets plus tragiques sur la santé sont observés chez les personnes déjà malades. En outre, les populations plus fragiles comme les enfants, les personnes âgées et les ménages à faible revenu ayant un accès limité aux soins de santé sont plus sensibles aux effets nuisibles de l’exposition à la pollution de l’air.

L’importance de la charge de morbidité due à la pollution de l’air en milieu urbain

On estime qu’au niveau mondial, 1,3 million de personnes – plus de la moitié dans les pays en développement – meurent chaque année en raison de la pollution de l’air des villes.

Il s’agit d’un problème majeur de salubrité de l’environnement qui touche aussi bien les pays développés que les pays en développement. Les habitants des villes où l’air est fortement pollué souffrent davantage de cardiopathies, de problèmes respiratoires et de cancer du poumon que ceux des villes où l’air est plus pur.

Causes

La pollution atmosphérique désigne la concentration croissante dans l’air de gaz et particules polluantes. Elle se caractérise par une altération des niveaux de qualité et de pureté de l’air. Dans les villes, l’augmentation de ces polluants est principalement liée à l’émission de gaz toxiques par les véhicules à moteur et les usines.
D’autres particules, appelées particules fines (diamètre inférieur à 2,5 micromètres) ont la particularité de rester en suspension dans l’air : leurs effets néfastes sur les fonctions respiratoires sont aujourd’hui bien établis. L’accroissement de ces particules est principalement lié aux émissions de moteurs diesel.
Selon une Note de position publiée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en 2012, les effets de la pollution atmosphérique sur la santé sont observés dès les concentrations les plus faibles, en l’absence même de pics de pollution. Selon l’InVS, l’impact sanitaire est donc essentiellement dû aux niveaux moyens de pollution atmosphérique, en dehors des pics. Et ce même si les pics de pollution entraînent une augmentation des cas d’hospitalisation et de la mortalité.
En Mars 2014, l’OMS estime que 7 millions de décès prématurés sont provoqués chaque année par la pollution de l’air.

Les polluants extérieurs naturels

La pollution n’est pas seulement un phénomène imputable aux activités de l’homme. La nature produit également ses propres polluants qui altèrent, d’une manière différente la qualité de l’air.

Les polluants naturels peuvent être :

  • des particules minérales (embruns marins, corrosion de roches, érosion des sols, cendres volcaniques),
  • des particules vivantes (bactéries, virus, champignons microscopiques),
  • des particules végétales (pollens),
  • des gaz (radon, dioxyde de carbone, oxydes de souffre )
  • Les pollutions extérieures naturelles ont de nombreuses origines (radon des sous-sols, volcans, vents de sable, incendies, plantes…).

Les polluants d’intérieur

Nous passons 70 à 90% de notre temps à l’intérieur, dans des lieux clos : habitation, lieu de travail et de loisirs, voiture… La pollution intérieure est, dans la plupart des cas, nettement supérieure à la pollution extérieure de l’air, sa composition est cependant généralement différente en raison de la présence de polluants spécifiques. Les polluants d’intérieur ont des origines diverses :

  • la pénétration de l’air extérieur (circulation motorisée, chauffages domestiques, entreprises industrielles)
  •  le système d’air conditionné qui peut, selon son type et la régularité de son entretien, améliorer ou altérer la qualité de l’air (moisissures bactéries, poussières)
  • les équipements de l’habitat (matériaux de construction, panneaux d’aggloméré, isolation, vernis et peintures, produits d’entretien domestique ou de traitement du bois…)
  • l’activité humaine (activité individuelle, activité physique, cuisson, fumée du tabac…)
  • les bio contaminants (animaux, plantes…)
  • la pollution à l’intérieur des véhicules qui est en fait un « concentré » de la pollution extérieure
  • des polluants divers selon les locaux (amiante, poussière…)

Les grandes pollutions accidentelles

La Terre est secouée de violents cataclysmes. Les catastrophes naturelles surviennent de plus en plus fréquemment et sont de plus en plus destructrices. Nous avons été bouleversés par les images terribles que nous ont présentées les chaines de télévision et les journaux, dévoilant les nombreuses victimes et les dégâts matériels considérables.
Les catastrophes liées à la pollution de l’air ont affecté la Terre à plusieurs reprises. Naturelles ou générées par l’homme, elles ont un impact considérable sur l’opinion publique.
Contrairement à la pollution chronique, dont les effets sont encore imparfaitement connus, les grandes pollutions accidentelles, par leur ampleur et leurs retombées sur l’homme, affectent toujours et restent imprimées dans les mémoires.
Il existe trois sortes de catastrophes liées à la pollution de l’air :

  • les catastrophes naturelles :
    Exemple : tsunami dans l’océan pacifique (26 décembre 2004), inondations à La Nouvelle Orléans (ouragan Katrina, aout 2005), tremblements de terre au Pakistan (8 octobre 2005) ou à l’Île de Java (2006), tempête en France du 26 décembre 1999, glissements de terrain aux Philippines (17 février 2006), au Mexique, au Venezuela, etc…
  • les catastrophes humaines :
    Une catastrophe environnementale est le résultat d’un évènement qui porte atteinte à l’intégrité de tout ou partie d’un ou de plusieurs écosystèmes. C’est pourquoi elle est également nommée catastrophe écologique1. C’est l’expression d’une intervention déstabilisant les composants et les conditions environnementaux.

Certaines catastrophes sont d’origine humaine : par exemple, les marées noires, les destructions d’habitats entraînant une perte de biodiversité avec la disparition de plusieurs espèces de végétaux et d’animaux. L’agriculture, l’industrialisation, l’urbanisation, l’accès des voies de communication, la culture de consommation sont des empreintes humaines potentiellement porteuses de catastrophes.

L’exposition à court et à long terme à la pollution de l’air en milieu urbain produit-elle les mêmes effets sur la santé?

On observe des effets sur la santé aussi bien suite à une exposition à court terme qu’à long terme à la pollution de l’air dans les villes. Par exemple, les asthmatiques sont davantage exposés aux crises d’asthme les jours où la concentration d’ozone au niveau du sol est plus élevée. Et, par exemple, les personnes exposées de façon chronique (c’est-à-dire des années) à des niveaux élevés de particules en suspension ont un risque plus élevé de maladies cardio-vasculaires.

Les maladies respiratoires et le coût pour le système de soin

La pollution de l’air est à l’origine de maladies de l’appareil respiratoire qui entraînent des dépenses prises en charge par le système de soin : consultations, soins, médicaments, hospitalisations, indemnités journalières… C’est ce coût pour le système de soin que l’étude a évalué pour un total situé entre 0,8 et 1,7 milliard d’euros par an. Pour être complet, ce niveau déjà élevé de coût serait à majorer d’autres dépenses qui n’ont pu être chiffrées (transport sanitaire, consultations et examens en médecine de ville,…). Il est donc conseillé (pour ne pas dire indispensable) d’être affilié à une mutuelle complémentaire santé pour ne pas avoir de mauvaises surprises étant donné les coûts élevés des conséquences de la pollution sur la santé.
L’étude a déterminé, d’une part, les coûts liés à chaque cas des maladies concernées, ce qui nécessite, outre une approche économique, une approche médicale de la maladie, et d’autre part, ce qui est attribuable à la pollution parmi l’ensemble des cas d’une maladie.
La maladie la plus coûteuse est l’asthme, dont la part attribuable à l’environnement reste incertaine. Viennent ensuite les bronchites aiguës qui concernent aussi un grand nombre de cas, puis les bronchites chroniques, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives et les cancers des voies respiratoires. Les épisodes sévères de pollution ou l’exposition chronique de personnes sensibles sont aussi la cause de nombreuses hospitalisations.

Cancer des voies respiratoires

Le nombre de cas de cancers des voies respiratoires attribuables à la pollution atmosphérique est difficile à estimer, dans la mesure où cette pathologie est associée à plusieurs facteurs de risques.
Le nombre de cas recensés reste peu élevé comparativement aux autres maladies associées à la pollution de l’air.

Asthme

L’asthme est la principale affection aggravée ou déclenchée par la pollution de l’air en nombre de cas. 10 et 35 % des causes d’asthme traité annuellement lui sont attribués.

Bronchite aigüe et chronique

Les bronchites aigues sont induites par une fragilisation des bronches aux polluants atmosphériques , qui favorisent la présence d’un virus ou d’une bactérie. 950 000 cas annuels de bronchite aigüe sont attribuables à la pollution, selon certaines estimations .
La pollution de l’air est responsable de 134 000 nouveaux cas de bronchite chronique par an, soit 10% des patients souffrant de cette affection. Elle est provoquée par l’irritation des bronches due aux agents chimiques de la pollution.

Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

La broncho-pneumopathie chronique obstructive constitue une complication de la bronchite chronique. Elle est permanente et non réversible.
10 à 15% des cas de BPCO sont attribuables à l’environnement.

Allergies aux pollens

Les particules fines jouent un rôle important dans l’aggravation des allergies provoquées par les pollens. En effet, elles fragilisent les grains de pollens et favorisent la libération des protéines allergisantes et permettent aux protéines de certains pollens, comme ceux des bouleaux, d’atteindre plus facilement les petites voies respiratoires favorisant l’apparition de l’asthme.

Autres maladies aigües et chroniques liées à la pollution de l’air

Les toux, rhinites, et les bronchiolites chez l’enfant font partie des pathologies respiratoires qui peuvent être déclenchées ou aggravées par la pollution de l’air. Parmi les maladies cardiaques, elle est un facteur de risques d’infarctus du myocarde, d’accidents vasculaires cérébraux( AVC) et d’angine de poitrine.
La pollution atmosphérique est également mise en cause dans plusieurs affections du système reproducteur : baisse de la fertilité masculine, augmentation de la mortalité intra-utérine, naissances prématurées.

 

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