Skip to main content
france assurance devis gratuit france assurance devis gratuit

Tétanos en France : n’oubliez pas le vaccin

Cette maladie mortelle n’a pas disparu. Le bulletin publié ce mardi par Santé publique France relève huit décès en cinq ans, tous évitables.

À chaque fois, un défaut de vaccination est en cause.

« Il date de quand, votre dernier rappel contre le tétanos ? » Rares sont ceux qui peuvent répondre à cette question, d’autant que la plupart ont égaré leur carnet de vaccination depuis belle lurette. Entre la grippe qui mobilise chaque année les campagnes de prévention des autorités de santé et l’obligation récente, pour les enfants, de se soumettre à onze vaccins, celui contre le tétanos est un peu passé aux oubliettes. À tort, car cette maladie n’a pas disparu, loin de là.

Selon le dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié ce mardi par Santé publique France, on a dénombré 35 cas en France, dont 8 mortels, entre 2012 et 2015. Alors, certes, c’est beaucoup moins que dans les années 1960 où l’on recensait 450 cas et 300 décès annuels. Mais, depuis 2006, le tétanos reste en embuscade, avec 4 à 15 cas par an. Et tous, notent les experts du BEH, « auraient pu être évités grâce à la vaccination ».

Paralysie des muscles

Le tétanos est provoqué par une bactérie présente dans la terre notamment et qui produit une neurotoxine très puissante et très résistante. Elle arrive dans le corps du patient à la faveur d’une petite plaie même sans gravité, que l’on se fait par exemple en jardinant, après une chute ou un accident. La neurotoxine provoque une paralysie des muscles. Elle entraîne systématiquement une hospitalisation prolongée en réanimation. En France, elle conduit au décès souvent par asphyxie dans 23 % des cas chez l’adulte. Quant aux survivants, ils subissent des séquelles pour 34 % d’entre eux.

« Il y a un véritable problème d’information », relève le docteur Jacques Battistoni, président du syndicat MG France. Rien à voir, selon lui, avec le climat de défiance générale. « Les patients n’ont pas de défiance vis-à-vis de ce vaccin d’autant qu’il est très efficace et qu’il est bien toléré », explique-t-il, soulignant que la modification du calendrier vaccinal a un peu brouillé les pistes. D’un rappel tous les dix ans, on est passé à des injections à des âges bien précis : elles sont recommandées, et donc non obligatoires, à 25 ans, 45 ans, 65 ans.

« À 25 ans ou à 45 ans, on n’est pas forcément malade et on ne se rend pas chez son généraliste. » D’où l’idée de son syndicat de mettre en place des consultations à âge fixe où l’on aborderait notamment cette question des rappels, dont celui du tétanos.

L’immunité baisse avec l’âge

Parmi les populations les plus à risque figurent les personnes âgées. Les 70 ans et plus représentent 71 % des 35 cas déclarés entre 2012 et 2017. D’abord, parce qu’elles sont plus susceptibles de souffrir d’ulcères variqueux, notamment chez les diabétiques, qui constituent des portes d’entrée idéales à la bactérie.

Ensuite, parce que « l’immunité baisse avec l’âge », insiste Jacques Battistoni. C’est pour cette raison qu’après 65 ans il ne faut surtout pas renoncer à se faire piquer. Il faut même le faire tous les dix ans, au lieu de tous les vingt ans chez les personnes plus jeunes. Et si on se blesse et que l’on n’est pas à jour, il faut savoir qu’un simple rappel voire l’administration de d’immunoglobulines suffisent à supprimer tout risque.

source: http://www.leparisien.fr/societe/sante/tetanos-en-france-n-oubliez-pas-le-vaccin-11-12-2018-7966161.php

Partager cet article sur les réseaux sociaux ->Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.