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Allergiques alimentaires : ne vous isolez pas !

Ceux qui ne supportent pas certains aliments vivent au quotidien un vrai handicap mal compris.

Voici ce qu’il faut savoir.

« Je ne suis pas difficile, je suis juste allergique ! » La perception et le comportement des autres sont si importants pour les patients atteints d’allergie alimentaire que le Syndicat français des allergologues (Syfal) en a fait un slogan, imprimé sur de petits cabas. « Certains pensent qu’au pire, la personne allergique aura mal au ventre… Mais ça peut être mortel en cas d’imprudence », rappelle la docteur Madeleine Epstein, vice-présidente du Syfal. Une simple invitation à dîner peut être source d’angoisse si les hôtes prennent le risque à la légère ou s’offusquent des vérifications du malade. « Inévitablement, ça isole, et c’est un problème sous-estimé », regrette l’experte. Comme s’isoler n’est pas la solution, nos conseils pour mieux vivre le quotidien.

Bien connaître son allergie

L’allergologie a fait d’énormes progrès et des tests permettent de savoir exactement à quel degré de réaction le patient est exposé et le type de molécules concernées dans l’allergène, ou même s’il est aussi sensible à un aliment cuit que cru. Bien connaître son allergie et les véritables risques que l’on encourt permet d’adapter son comportement préventif. « Rien ne sert de stresser un patient avec la perspective d’un choc anaphylactique s’il ne risque que des grattements à la gorge », résume le docteur Christian Martens, qui étudie l’impact psychosocial de la maladie. « C’est un sujet au centre de ma vie, soupire Aude, 31 ans, allergique à l’arachide. Car le simple fait qu’il y ait des cacahuètes dans une pièce peut provoquer chez moi une réaction. »

S’équiper de sa trousse de secours

En fonction d’un diagnostic actualisé, il faut toujours avoir sa trousse de secours et bien connaître le protocole à respecter. Le médecin peut faire une démonstration de l’auto-injecteur d’adrénaline avec un stylo périmé, sur une pomme par exemple : n’hésitez pas à former votre entourage. Avoir une petite fiche sur soi en cas de difficulté à parler, traduite en plusieurs langues, et le numéro d’un proche. Des applications existent, comme Peanut Allergy. « J’ai créé une association pour rencontrer des gens comme nous, pour rassurer mon fils », raconte Laurence, maman de Malo, qui a 36 allergies et intolérances diagnostiquées*.

Anticiper et en parler

Pour réduire le stress, il faut anticiper les situations à risques, ne pas avoir peur du regard des gens. Pour les parents, bien prévenir l’école et établir un PAI (projet d’accueil individualisé). Des modèles sont disponibles sur Internet. Pour les adultes, ne pas craindre d’embêter des hôtes pour un repas entre amis ou d’insister auprès des restaurateurs. « Même les très proches ont parfois du mal à réaliser, alors je dis à mes patients : Amenez-moi votre mari, votre sœur, je leur explique ! » assure Madeleine Epstein, qui incite à déculpabiliser.

Être inventif

Des patients avec de graves allergies vivent très bien. Alors, il ne faut pas se laisser abattre ! Si les dîners à l’extérieur se transforment en épreuve, rien n’empêche de recevoir ses amis chez soi ! On peut inventer des recettes sans allergènes et qui plaisent à tout le monde. Certains blogs se sont spécialisés, comme celui d’Anne Lataillade (Papilles et pupilles), qui s’est mise à cuisiner en découvrant les allergies de ses enfants. Ses petits plats récoltent des milliers de likes sur Facebook. Un contact avec l’Association française pour la prévention des allergies (Afpral)** peut aussi permettre de rompre la solitude.

source:http://www.leparisien.fr/societe/sante/allergiques-alimentaires-ne-vous-isolez-pas-18-02-2019-8014305.php

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