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Ballonnements et gaz, que faire pour les éviter ?

Plus notre alimentation est riche en fibres et sucres non digestibles, plus nos bactéries intestinales produisent de gaz.

Au quotidien, chacun de nous relâche des gaz dix à vingt fois par jour, soit 50 à 150 centilitres, sans qu’il y ait lieu de s’en inquiéter. Ces gaz vont de pair avec le ballonnement du ventre, pompeusement nommé «météorisme abdominal». Et en règle générale, ils ne sont pas liés à une maladie.

«Une petite proportion de ces gaz peut provenir de l’ingestion d’air pendant le sommeil ou à d’autres moments, explique le gastro-entérologue américain Purna Kashyap dans une conférence TED (courts exposés sur des idées majeures largement diffusés sur le web) sur le sujet, mais la majorité est produite par des bactéries intestinales qui décomposent de la nourriture que nous ne pouvons pas digérer seuls». Le plus souvent, ballonnements et flatulences ont donc pour origine notre régime alimentaire. D’où des façons très simples de les calmer.

Éviter les ballonnements

La première règle à suivre consiste à éviter les boissons gazeuses, mais également à proscrire les gommes à mâcher. Il faut aussi s’empêcher de parler la bouche pleine, pour limiter l’absorption d’air, source de flatulences et d’aérophagie.

Quant à la nourriture, plus elle est riche en fibres et sucres non digestibles, plus nos bactéries intestinales produisent de gaz. On les retrouve dans bon nombre de fruits, légumes (dont les flageolets) et céréales. Et il n’est pas question de les éliminer.«Manger des aliments qui causent des gaz est la seule manière pour les bactéries de l’intestin d’obtenir des nutriments, précise le Dr Purna Kashyap. Si nous ne les nourrissions pas, il serait plus difficile pour elles de vivre dans nos intestins.»

De fait, c’est souvent un changement radical de régime qui est en cause dans les ballonnements, en bouleversant l’équilibre de notre microbiote, c’est-à-dire des populations de bactéries siégeant dans nos intestins. Pour y remédier, mieux vaut donc procéder en douceur, en réduisant un par un les aliments suspects: ne plus manger de chou si c’est une nouveauté, mais le réintroduire et en enlever un autre si aucun changement n’est constaté après deux semaines.

Intolérance au lactose, antibiotiques et grossesse

Il se peut néanmoins que les ballonnements et les gaz aient une autre origine. Par exemple, une intolérance ou une sensibilité au lactose: dans ce cas, on a intérêt à privilégier les yaourts et les fromages, des produits fermentés où le lactose est déjà prédigéré par les bactéries qui y sont présentes.

Autre problème potentiel, la prise de certains médicaments, et notamment d’antibiotiques qui attaquent le microbiote: la fin du traitement et l’ingestion de probiotiques sont alors salutaires.

La grossesse s’accompagne souvent de flatulences, pour des raisons hormonales, car la progestérone relâche les muscles des intestins et ralentit le transit. Mais tout compte fait, si ballonnements et flatulences ne s’accompagnent pas d’autres symptômes – fièvre, frissons, maux de ventre, malaises, vomissements ou sang dans les selles -, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Et si l’on ne peut pas les faire disparaître, quelques médicaments permettent d’alléger les désagréments: du charbon actif, des pansements digestifs ou encore des antispasmodiques. Dans l’intérêt du microbiote, mieux vaut toutefois ne pas en abuser.

source: sante.lefigaro.fr

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