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La cigarette électronique, une aide pour diminuer la consommation de tabac

Parmi les fumeurs, ceux qui utilisent une cigarette électronique parviennent davantage à diminuer leur consommation, mais ils ne réussissent pas mieux que les fumeurs exclusifs à stopper définitivement.

Verre à moitié plein ou à moitié vide, c’est selon: tout dépend ce que l’on cherche. La toute dernière étude publiée par Santé publique France sur la cigarette électronique présente en effet des conclusions mitigées. Certes l’e-cigarette permet aux fumeurs de réduire fortement leur consommation de tabac et les pousse plus que les autres à tenter un sevrage définitif. Mais quand il s’agit d’arrêter définitivement le tabac, elles n’offrent pas un avantage significatif.

L’enquête a été menée en France métropolitaine auprès d’un échantillon d’un peu plus de 2000 personnes, âgées de 15 à 85 ans, qui ont été interrogées à deux reprises à 6 mois d’intervalle. Ces personnes étaient, pour la plupart, des fumeurs exclusifs de tabac. Seules 250 d’entre elles étaient des vapo-fumeurs, c’est-à-dire des personnes conjuguant cigarette électronique et consommation de tabac. Que s’est-il passé au cours de ces 6 mois d’enquête? Les résultats montrent que ceux qui fument et vapotent en même temps ont été plus nombreux à diminuer de moitié leur consommation quotidienne de cigarettes par rapport aux fumeurs exclusifs de tabac (respectivement 26% contre 11%).

Un écart similaire apparaît entre les deux catégories quand il s’agit de mesurer la tentative de s’arrêter au moins sept jours. Ainsi, 23% des vapo-fumeurs ont arrêté de fumer une semaine ou plus, contre 11% des fumeurs classiques. Mais quand il s’agit d’arrêter définitivement la cigarette, les vapo-fumeurs font à peine mieux que les fumeurs classiques (12% contre 9%), rien de très significatif. «L’efficacité de l’e-cigarette pour arrêter de fumer reste en débat» souligne pudiquement l’étude pilotée par Anne Pasquereau.

Un seul objectif valable: le sevrage complet

Ces résultats ne vont pas sans soulever des interrogations, note du coup l’article de Santé publique France. «Bien que la réduction de la consommation de tabac puisse diminuer les risques pour la santé qui y sont associés, fumer ne serait-ce que quelques cigarettes par jour maintient ces risques à un niveau très élevé», rappellent ainsi les auteurs de l’étude. Or, plutôt que d’essayer d’arrêter de fumer définitivement, certains vapo-fumeurs risquent «de se contenter de réduire leur consommation en considérant qu’il s’agit d’une réussite suffisante». Dans ce cas, «vapoter pourrait aller à l’encontre du processus d’arrêt du tabac et de son effet bénéfique sur la santé», soulignent les chercheurs.

La cigarette électronique offre de grands espoirs mais, pour le moment, l’essai n’est pas complètement transformé. Elle pourrait représenter «un atout majeur en santé publique», notent encore les chercheurs de Santé publique France, tout en reconnaissant quelques biais et limites à leur étude. Encore faudrait-il «que son efficacité pour arrêter de fumer et sa sécurité soient prouvées. Les étude expérimentales et observationnelles rigoureuses étant rares, il est important que la recherche s’intensifie dans ce domaine», concluent donc les auteurs.

source: sante.lefigaro.fr

 

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