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L’autisme : une différence plus qu’une maladie

Parce que l’organisation de leur cerveau est différente, les autistes ont un mode de pensée spécifique. À nous de le respecter pour qu’ils trouvent leur place dans la société.
Tout ce que l’on sait aujourd’hui de l’autisme nous conduit à y voir une organisation cérébrale différente, plutôt qu’une maladie – l’effet du dysfonctionnement d’une partie du cerveau. L’idée de faire de l’autisme une différence plutôt qu’une maladie commence à être reçue par la communauté scientifique, même si elle ne fait pas encore l’unanimité. Bien que le terme anglais utilisé dans le Manuel des troubles psychiatrique, le DSM-4, utilise le terme autistic disorder, c’est-à-dire trouble autistique, qui implique plutôt une désorganisation, nous pensons que le cerveau autistique s’adapte au monde à sa façon, traite de l’information, vit des émotions, apprend, comme un cerveau non autiste – mais autrement. Nous soutenons qu’il s’agirait d’une différence d’organisation cérébrale, et non d’une maladie, et que cette différence peut avoir, selon le contexte, des effets défavorables, mais aussi favorables, sur l’adaptation du sujet au monde.

Il est probable que le « spectre autistique », c’est-à-dire l’ensemble des personnes présentant la plupart des caractères par lesquels on définit cette condition, représente une population considérable. Loin d’une prévalence égale à 4 cas pour 10 000 personnes issues des premiers travaux épidémiologiques dénombrant les autistes, les chiffres avancés aujourd’hui avoisinent un pour cent. Plus encore, une étude coréenne récente a montré qu’un individu peut répondre aux critères comportementaux de l’autisme tels que les définit la communauté scientifique, en étant totalement autonome et sans que ses pairs ne remarquent quoi que ce soit. Ce serait le cas de plus de deux pour cent de la population générale, s’ajoutant au un pour cent pour qui la différence est évidente. Ces individus sont-ils « autistes » ? Oui, si on les définit par un comportement particulier ; non, si on les définit par une maladie.

Des différences anatomiques

Se pose alors une question primordiale : sommes-nous en mesure d’étudier et de comprendre cette différence avec nos outils scientifiques ? Oui, dans le sens où la science reste le moyen privilégié d’investigation des phénomènes biologiques (la psychanalyse n’a rien apporté à la compréhension ni à la prise en charge de l’autisme, ni en termes de pratique, ni en termes de connaissance). Toutefois, cette investigation reste bien imparfaite, parce que nous ne pouvons étudier que le développement, les performances et les substrats neuronaux des autistes n’ayant pas reçu une éducation qui aurait optimisé leurs compétences.

En effet, ce que nous savons de la différence autistique vient de l’étude de personnes qui n’ont pas eu accès à l’information et à la culture que leur cerveau peut traiter.

Prenons une analogie : les études que nous faisons aujourd’hui du cerveau autistique, et les conclusions que nous tirons…

source: http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-l-autisme-une-difference-plus-qu-une-maladie-29723.php

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