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Que faire quand on est allergique ou intolérant à un aliment ?

Les allergies et intolérances alimentaires sont en plein boom. Pourquoi? Comment se prémunir et éviter des symptômes trop sévères ?

Signe des temps : les restaurateurs indiquent de plus en plus souvent la présence d’allergènes sur leurs cartes et le nombre de restaurants sans gluten (et/ou sans allergènes) explose. Les allergies et intolérances alimentaires ont en effet pris de l’ampleur ces 20 dernières années, chez les enfants d’abord mais aussi chez les adultes.

Le nombre de personnes souffrant d’allergie alimentaire a ainsi doublé ces 5 dernières années en France. Cela s’explique par différents facteurs parmi lesquels :

  • une augmentation du potentiel allergique de certains aliments comme la tomate, la pêche ou le navet due par exemple à des cultures intensives ;
  • l’importation de produits exotiques : c’est le cas du sésame qui représente aujourd’hui 4,4 % des allergies alimentaires contre 0,7 % il y a quelques années ;
  • la part croissante dans nos assiettes d’aliments ultra transformés qui augmente le risque d’exposition à des allergènes masqués ; c’est notamment le cas de l’arachide responsable aujourd’hui des allergies alimentaires les plus graves, du blanc d’œuf, de la poudre de lait, de la caséine ou de la farine de lupin.

Les allergènes les plus fréquents chez l’adulte :

  • les végétaux provoquant des allergies croisées avec le latex (13 %), le sarrasin en tête (moitié des cas)
  • les crustacés (13 %),
  • les fruits à coque (10 %),
  • les légumineuses (8 %),
  • la farine de blé (8 %).

Allergies et intolérances alimentaires : quelles différences ?

L’allergie alimentaire consiste en une réaction immunitaire spécifique suite à l’ingestion d’un aliment particulier (ou plusieurs). Elle se caractérise par la libération de différentes molécules dont l’histamine qui est responsable de symptômes comme des éternuements, une toux, les yeux ou le nez qui coulent, des éruptions cutanées, de la diarrhée… Puis une fois le corps exposé à l’allergène, il développe des anticorps IgE spécifiques.
L‘intolérance alimentaire, elle, n’entraîne pas de réaction immunitaire mais des symptômes qui peuvent être semblables à ceux d’une allergie. Par exemple, une personne peut souffrir de problèmes digestifs après l’ingestion de lait de vache, parce qu’elle est intolérante au lactose sans développer une réponse immunologique qui serait, elle, caractéristique de l’allergie au lait de vache.

L’intolérance alimentaire la plus courante est celle au gluten, suivie de près par celles à la caséine ou au lactose. Certains additifs (colorants ou conservateurs par exemple), les sulfites peuvent aussi déclencher des réactions inflammatoires signant une intolérance. Remarque : dans le cas du gluten, le terme intolérance au gluten ou maladie coeliaque correspond à l’allergie au gluten, tandis que l’expression « sensibilité au gluten » se réfère à l’intolérance telle que nous venons de les définir.

Comment faire quand on est allergique ou intolérant à un aliment ?

L’identification de ou des aliments responsables puis leur éviction du régime alimentaire est indispensable ; c’est le seul traitement qui a prouvé son efficacité. Ce régime d’éviction doit de préférence être prescrit et suivi par un médecin ou une diététicienne.
Certains médicaments immunosuppresseurs sont en cours d’élaboration mais l’élimination de l’allergène incriminé reste encore aujourd’hui la seule manière de ne pas souffrir d’une allergie ou d’une intolérance.

  • Lire les étiquettes. En France les allergènes sont signalés en gras, donc ils se repèrent assez facilement. Si vous chassez le gluten, sachez que certains ingrédients contenant le mot « blé » ne renferment pas pour autant du gluten. Ces faux ennemis sont : dextrose de blé, glucose de blé, sirop de blé, maltodextrine de blé.
  • Eviter le plus possible les aliments industriels (ultra transformés). Astuce : si un produit contient plus de 5 ingrédients, il a de grandes chances d’être ultra transformé, s’il possède un paquet très coloré et plein d’allégations, aussi.
  • Bannir le sucre ajouté qui a un effet pro-inflammatoire dans l’organisme et peut aggraver les symptômes des allergies et le rendre plus sensibles à de nouveaux allergènes.
  • Eliminer le gluten même si vous n’êtes pas coeliaque : certains symptômes de la sensibilité au gluten peuvent vous faire croire que vous êtes allergiques à certains aliments alors que vous ne l’êtes pas .
  • Privilégier les aliments sans allergènes et qui vont booster votre système immunitaire et donc améliorer la réponse allergique : les légumes verts à feuilles (épinards, chou kale, salades, blettes, cresson…) qui sont très riches en vitamines, minéraux, antioxydants et enzymes , les aliments riches en probiotiques (légumes fermentés, kombucha, kéfir…), le lait de coco (bonne alternative en cas d’intolérance au lactose et/ou d’allergies au noix, soja et céréales), les graines (graines de lin et chia notamment pour leur richesse en oméga-3), les farines sans gluten (amarante, teff, souchet, quinoa, sarrasin, riz, millet, coco, châtaigne…).

source: https://www.lanutrition.fr/que-faire-quand-on-est-allergique-ou-intolerant-a-un-aliment

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