Skip to main content
france assurance devis gratuit france assurance devis gratuit

Un Français sur trois est touché par une maladie de peau

La Société française de dermatologie a présenté une étude menée sur plus de 20 000 personnes. Les femmes sont un peu plus concernées que les hommes.

Acné, eczéma, psoriasis, mycoses… Les maladies de la peau sont fréquentes. « Parce qu’elles engagent moins souvent le pronostic vital, elles sont actuellement les grandes oubliées de la santé publique. Elles sont pourtant au quatrième rang mondial des pathologies reconnues comme affectant le plus la qualité de vie », s’inquiète la Société française de dermatologie (SFD). Elle a présenté jeudi 21 septembre une vaste enquête menée sur plus de 20 000 Français, et reprise par Sciences et avenir.

Il en ressort qu’environ un tiers de la population souffre d’une maladie de peau. Les femmes sont plus touchées que les hommes (33 %, contre 28 %). Parmi les personnes infectées, 54 % disent souffrir d’anxiété ou de dépression et 45,2 % confessent être gênées dans leur vie personnelle. « Les maladies de peau sont parmi les plus stigmatisantes qui soient. Il n’est pas si rare qu’un patient atteint d’une maladie de peau chronique et invalidante envisage le suicide. Parce que, tout simplement, le regard des autres, ajouté aux souffrances dans sa chair, aux lourdeurs des traitements, est au-delà du supportable », explique à Sciences et avenir le sociologue Stéphane Héas.

Seulement 3 500 dermatologues

Pour les dermatologues de la SFD, les traitements tels que les crèmes, les lotions, ou les pommades, « demeurent trop voire pas du tout remboursés par l’assurance maladie ». Conséquence, « les plus démunis s’en privent, et voient leur maladie s’aggraver ». La société de dermatologie déplore en outre le manque de dermatologues, alors que dans les cas de maladie cutanée, une prise en charge rapide permet de limiter les lésions.

« La France compte environ 3 500 dermatologues alors qu’il y a 7 000 cardiologues, c’est insuffisant. Plus alarmant encore, l’évolution de la démographie des dermatologues : la réduction, au fil des années, du numerus clausus des étudiants en médecine pouvant accéder à cette spécialité risque de provoquer, à terme, un manque crucial », alerte la SFD. Et cette dernière de s’inquiéter : « La spécialité a perdu 9 % de ses effectifs en 10 ans. Qui remplacera les dermatologues actuels quand ils partiront à la retraite ? »

source : lepoint.fr

Partager cet article sur les réseaux sociaux ->Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.