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Sommeil des personnes âgées : 10 conseils pour mieux dormir

Vous le savez : dormir pour les personnes âgées est un réel problème. En effet, avec l’avancée en âge, le sommeil se modifie, au niveau de sa qualité comme de sa rythmicité. L’horloge biologique est réinitialisée et nous avons tendance à dormir moins d’heures avec une augmentation du nombre de réveils, des changements de stades et une diminution de sommeil lent profond au profit d’un sommeil plus léger.. L’endormissement survient habituellement plus tôt et les réveils également, une sieste est alors nécessaire en milieu de journée. En outre, il existe des maladies et troubles plus ou moins importants qui vous empêchent de vous reposer paisiblement et sans interruption: douleurs articulaires, besoin d’aller aux toilettes souvent la nuit, difficulté à respirer, toux, apnée du sommeil… Pour aggraver encore la situation, les inquiétudes, l’anxiété et la dépression peuvent survenir. Voici quelques conseils à suivre pour vous aider à retrouver une bonne qualité de sommeil.
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Fumer nuit gravement à la santé des poissons

La pollution des mégots, dont une grande quantité finit dans les océans, a des conséquences néfastes sur la biodiversité aquatique.

eux milliards de mégots environ (350 tonnes) sont ramassés chaque année à Paris. 500 millions à Marseille et 200 millions à Bordeaux. Les chiffres du ministère de la transition écologique et solidaire donnent une idée de l’enjeu écologique que cette pollution urbaine représente. Car nombre de ces déchets toxiques finiront dans les fonds marins et océaniques.

Une fois l’ultime bouffée de cigarette ingérée, son abandon sur le trottoir signe potentiellement le début d’un long périple. Certains mégots n’échappent pas aux aspirateurs des agents de nettoyage urbains. Pour les rescapés, le ruissellement de la pluie suffit pour provoquer une chute par le caniveau, malgré les grilles dont certaines sont dotées. « Ces grilles réduisent fortement la concentration de déchets dans les eaux pluviales ou les rejets urbains de temps de pluie, mais laissent passer quantité de mégots », souligne Johnny Gasperi, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil et Ecole des Ponts ParisTech). Ces mailles franchies, le destin des mégots dépend du type de réseau de drainage des eaux qu’ils ont à traverser.

Le réseau d’assainissement « unitaire » achemine eaux domestiques et pluviales vers la même station d’épuration. « Quasiment tous les vieux centres historiques sont équipés d’un réseau unique, précise Johnny Gasperi. Paris intra-muros et la première couronne sont dans ce cas. » Le mégot cheminedonc vers la station d’épuration, mais sa course est arrêtée juste avant de franchir la ligne. « Les stations font d’abord un dégrillage de l’eau pour évacuertous les macrodéchets. » Et les mégots, ainsi que tous les autres détritus pêchés (résidus de plastique, cotons-tiges, etc.), finissent alors brûlés ou dans un centre d’enfouissement des déchets.

Les choses se compliquent en cas de grosse averse. « Lorsqu’une grande masse d’eau arrive, le surplus est stocké dans des cuves. Mais une fois ces ouvrages saturés, le trop-plein est directement déversé dans les cours d’eau. », explique le spécialiste. A Paris, ces eaux non-traitées se retrouvent dans la Seine. Et les mégots avec.

Le réseau séparatif, quant à lui, draine les eaux domestiques et les eaux pluviales via des canaux distincts. « Les nouveaux quartiers ou les extensions de centres-villes très récents en sont quasiment tous équipés. », affirme Johnny Gasperi. Dans ce système, seules les eaux domestiques sont soumises au traitement en station d’épuration. « Les eaux de pluie – chargées des détritus amassés – sont déversées dans les cours d’eau généralement sans être traitées. »

Et une fois que les mégots plongent dans un cours d’eau, aucun filtre n’entrave leur course jusqu’à l’océan.

Déchets dangereux

« Lorsque les mégots se décomposent dans le milieu naturel, le relargage de polluants est alors direct », note l’enseignant-chercheur. Une récente étude menée à l’Université technique de Berlin estime qu’un mégot de cigarette peut contaminer jusqu’à 1 000 litres d’eau.

Les résidus de cigarette sont composés d’un cocktail d’éléments chimiques, parmi lesquels des métaux lourds (cadmium, plomb, chrome, mercure), du goudron et de la nicotine. Sans oublier le filtre lui-même, souvent fabriqué à partir d’acétate de cellulose, une matière plastique non biodégradable.

« La nicotine, nous apprend l’étude allemande, est utilisée en tant qu’insecticide depuis le XVe  siècle. Son emploi [en tant que pesticide] est très encadré aux Etats-Unis, au Canada et en Europe à cause de sa toxicité sur la biodiversité aquatique. » Or, cette molécule est très soluble dans l’eau. En septembre 2017, un rapport d’étude de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) classe les mégots comme « déchets dangereux ». C’est notamment « le contenu en nicotine, substance analysée au cours des investigations, [qui] conduit au classement des mégots au titre de la propriété HP 6 (toxicité aiguë) », précise le rapport.

Poissons et micro-organismes aquatiques, fumeurs passifs

L’étude de l’INERIS met notamment en évidence la toxicité des mégots sur des micro-organismes aquatiques (bactéries, microcrustacés, micro-algues) à partir d’« évaluations par essais ». Certains résultats sont éloquents : le microcrustacé Ceriodaphnia dubia ne parvient plus à se reproduire après 96 heures en présence de seulement 0,06 % de l’éluat réalisé à partir de mégots broyés. La croissance des micro-algues P. subcapitata, quant à elle, est paralysée après 72 heures en contact de 0,77 % de l’éluat. Ces essais écotoxicologiques conduisent également à attribuer aux mégots « la propriété de danger HP 14 (écotoxique) ».

Les poissons font aussi partie des victimes de cette pollution des eaux. Un seul mégot de cigarette peut suffire à décimer la moitié d’une population de poissons nageant dans un litre d’eau. C’est ce qu’affirment des chercheurs de l’Université d’Etat de San Diego, en 2011, dans une étude menée sur des poissons marins (Atherinops affinis) et d’eau douce (Pimephales promelas).

Les travaux sur la pollution des eaux par les mégots de cigarette, longtemps considérée comme négligeable, sont encore peu nombreux. Mais le sujet agite de plus en plus la communauté scientifique. Le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) est partenaire d’un projet de recherche européen dont l’un des volets vise précisément à mesurer l’impact que pourraient avoir les mégots sur les espèces marines.

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/07/17/fumer-nuit-gravement-a-la-sante-des-poissons_5332789_3244.html

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Santé : vers une deuxième révolution digitale ?

La première vague de transformation digitale a numérisé le papier. La deuxième est en route et va permettre de repenser en profondeur la façon de travailler et les interactions entre acteurs de la santé. Par Cédric Mathorel, CEO de Padoa

La médecine a toujours été à la pointe de la recherche et de l’innovation. Imagerie médicale, microchirurgie, génie génétique… autant d’avancées technologiques où l’importance et la complexité des enjeux poussent l’homme à se dépasser pour inventer de nouvelles solutions. Pourtant, et de façon presque paradoxale, le système de santé tarde à faire sa révolution digitale. En 2008, seul un hôpital américain sur dix disposait de dossiers médicaux électroniques, à une époque où les banques offraient depuis longtemps la gestion des comptes sur internet ! Ce retard s’expliquait par plusieurs facteurs : sensibilité des données médicales, importance du relationnel dans le rapport médecin-patient, indépendance des médecins qui pouvaient choisir de passer au numérique ou de rester au papier.

Première génération digitale : du papier au numérique

Dix ans plus tard, la santé s’est digitalisée : la plupart des médecins utilisent un agenda électronique et le reste fera bientôt figure d’exception. Doit-on en conclure que la santé est arrivée au bout sa révolution digitale ? Bien au contraire, nous ne sommes qu’à une digitalisation de première génération, qui a essentiellement consisté à numériser le papier. De physique, le stockage de l’information est devenu numérique, mais c’est la même information qui est sauvegardée et la même procédure qui est employée — le stylo en moins, le clavier en plus.

C’est tout de même un premier pas, qui pérennise le stockage des données, systématise certains contrôles ou alertes automatiques, et surtout fait franchir une étape psychologique importante à une population jusque-là prudente face au numérique. Mais cette digitalisation partielle ne permet pas de tirer les pleins bénéfices des nouvelles technologies et en accentue même certains inconvénients : on entend ainsi des plaintes liées au temps de saisie des données ou à la distance grandissante entre médecins et patients.

L’essor des solutions digitales pour la santé

Il ne s’agit pourtant là que d’une étape dans la mue du monde de la santé vers une digitalisation plus aboutie et mieux assumée. Dans les années à venir, le monde médical va en effet devenir de plus en plus gourmand en solutions digitales, pour compenser le manque de ressources (déserts médicaux, pénuries de spécialistes…) ou pour traiter la quantité exponentielle de données qui fera la médecine de demain (séquençage ADN, anatomopathologie, épidémiologie…). En parallèle, investissements aidant, l’offre de solutions digitales pour la santé est en plein essor et l’on voit se multiplier les initiatives ambitieuses : gestion des agendas des médecins sur internet, téléconsultation, analyse de posture par des robots…

L’offre et la demande étant réunies, on peut compter sur la poursuite de la digitalisation de la santé. Elle va connaître la même mutation en deux temps que bien d’autres secteurs (banque, assurance, commerce…). Mais que faut-il attendre de cette digitalisation de deuxième génération ?

Briser les silos

Les premiers bénéfices ont déjà été évoqués ; il s’agit de gains d’efficacité des processus et d’une capture plus systématique et homogène des données (à l’aide d’objets connectés, par exemple). Ces bénéfices répondront à deux besoins criants du système : libérer du temps pour les professionnels de santé et nourrir les analyses qui rendront la médecine encore plus efficace.

Mais le digital aura bien d’autres bénéfices, en permettant à la médecine de gagner en transversalité. Le problème des spécialistes qui tendent à travailler en silos est bien expliqué par le Dr Eric Dishman*, qui expose sa vision d’un nouveau système centré sur le patient. En facilitant l’accès aux données, le digital permet cette transversalité. Un article récent du New England Journal of Medecine illustre comment un système de notification (comme Twitter ou LinkedIn) permet de briser les silos et d’optimiser le recours aux ressources médicales : tout se passe comme si le dossier médical sollicitait lui-même le bon médecin, au bon moment, dans la bonne spécialité.

Deuxième génération digitale : une approche holistique de la santé

Cette deuxième digitalisation ne se fera pas au détriment de la relation médecin-patient. En libérant le médecin d’activités à faible valeur, il lui permettra au contraire de se consacrer à ses patients. Mieux, en déléguant certaines activités de prédiagnostic au patient et en exploitant de façon holistique les diagnostics de ses confrères, le digital enrichira les interactions médecin-patient, avec un médecin concentré sur son patient qui, pour sa part, sera plus engagé dans la démarche. Cette implication est d’autant plus importante que la santé s’oriente vers un système axé sur la prévention, où l’engagement de l’intéressé devient aussi important que la pertinence de la prescription du spécialiste.

La révolution digitale de la santé s’est faite plus lentement que dans d’autres secteurs, mais cette relative prudence était justifiée par la nature de son activité. À présent, tous les éléments sont réunis pour que la santé passe pleinement au digital, et les investissements devraient se multiplier dans les années à venir. Considérant la situation actuelle et les caractéristiques intrinsèques du système de santé, on peut même penser que cette mutation ira très loin et que la santé deviendra bientôt l’un des secteurs les plus digitalisés.

Source : latribune.fr

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